01/12/2008

Saint Eloi.

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Un peu d'histoire...

     Eloi naquit à Catillac dans le Limousin en l'an 588 et mourut à Noyon dans l'Oise le 1er décembre 659. Issu d'une famille pauvre, il apprit le métier d'orfèvre à Limoges puis fut envoyé à la cour du roi Clothaire II pour parfaire son apprentissage. Le Roi lui confia la réalisation d'un trône et pour ce faire les métaux précieux nécessaires. Honnête, Eloi, à la fin de son travail remit au roi non pas un mais deux trônes.  Dès lors Clothaire II accordera à Eloi une confiance sans faille. Nommé Maître de la Monnaie, il devint un personnage important de la Cour. A la mort du roi Clothaire II, son successeur Dagobert Ier fit d'Eloi son ministre des finances.

     En 632, Eloi devient prêtre et fonde le monastère de Solignac. En 641, il est fait  Evêque de Noyon. A la mort de Dagobert Ier, Eloi quitte la cour pour se consacrer à sa charge éclésiastique. Homme vertueux et croyant, Eloi s'employa à convertir de nombreux païens. Il consacra aussi une bonne partie de sa vie au rachat d'esclaves.

     Grâce à sa piété et sa vertu, il fut reconnu dès sa mort Saint et devint le patron des orfèvres et de tous les artisans travaillant les métaux : forgerons, maréchaux-ferrants. Grand protecteur des chevaux, des mulets et des ânes, Saint Eloi est fêté en été par tous les paysans qui amenaient leurs bêtes devant l'église paroissiale pour recevoir la bénédiction annuelle en l'honneur du Saint : tous les corps de métiers qui avaient rapport aux chevaux et mulets se placèrent donc sous le patronage du grand Saint Eloi (charretiers, maquignons, palefreniers, paysans). Très populaire en Provence, Saint Eloi était fêté à deux reprises dans l'année, une première fois le 25 juin sous le nom de Saint Eloi d'été, et une seconde fois le 1er décembre sous le nom de Saint Eloi d'hiver.

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De nombreuses légendes sont rattachées à la personne de Saint Eloi.

     D'après l'une d'elles, Saint Eloi était forgeron. Très orgueilleux, il se prétendait "maître sur tous", ainsi qu'il l'avait écrit sur son enseigne. Surchargé de travail, Saint Eloi dut un jour prendre un apprenti pour se faire seconder. Ce modeste apprenti déconcerta vite Saint Eloi qui n'en laissa pourtant rien paraître : pour ferrer un cheval plus commodément, l'apprenti avait scié la jambe d'un cheval, ferré le sabot et replacé miraculeusement la jambe coupée. Si Saint Eloi était le maître de tous, il pouvait bien en faire autant ! Un riche seigneur du pays, fort pressé, amena son cheval pour qu'on le ferrât. Saint Eloi n'hésita pas à scier la jambe de l'animal rétif pour travailler plus rapidement. Mais lorsqu'il voulut remettre le membre en place, le miracle ne put s'accomplir... Il dut faire appel à son apprenti qui sauva de justesse la monture du seigneur. Saint Eloi reconnut en lui le Christ, comprit la leçon et brisa son enseigne. On lui attribue le mérite d'avoir inventé le fer à cheval alors qu'il évangélisait la Belgique. Or, il est vrai que le fer à cheval apparut pour la première fois dans ce pays à cette époque. A sa mort, Saint Eloi légua son cheval à l'abbé de la basilique où il fut inhumé ; l'Evèque Mommelin s'empara du cheval qui devint subitement méchant, comme fou. Dès qu'il fut rendu à l'abbé, le cheval redevint docile.

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Quelques dictons aussi...

A la saint Éloi, temps de froidure.
Lorsque saint Éloi a bien froid ; quatre mois dure grand froid.
A la saint Éloi, les jours allongent du cri d'une oie.

     Ces trois dictons parlent de "la Saint Eloi d'hiver", en effet un autre dicton montre l'existence de deux fêtes en son honneur :
Saint Éloi le "gourmand" : sa fête arrive deux fois par an (le 29 juin et le 1er décembre).

     On le fête le 1er décembre, anniversaire de sa mort, comme le veut la tradition religieuse.  Cette Saint Eloi d'hiver était aussi appelée au Moyen-Age la Saint Eloi des riches car elle était surtout célébrée par les orfèvres et les bijoutiers.

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La Saint Eloi d'été était fêtée le 25 juin (date de la translation des reliques de Saint Eloi à Noyon), par les forgerons, les maréchaux-ferrants, puis par extension par les utilisateurs de chevaux, laboureurs, cultivateurs, charretiers : c'était la Saint Eloi des pauvres;

Bien que "pauvres", lors du défilé estivale de la Saint Eloi, les utilisateurs de chevaux ornaient les brides de leurs chevaux de représentation en cuivre du Saint qu'ils honoraient : Saint Eloi.

13:30 Écrit par chaton663 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fetes, st eloi, medaille |  Facebook |

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